Aujourd’hui à Macon:
Equipe 2 Macon 0 - Gennevilliers 32
Equipe 1 Macon 15 - Gennevilliers 23
Article "Le Parisien"

Article "Journal de Saone et Loire"
undi 28 janvier 2008
Mâcon battu à domicile par Gennevilliers 23 à 15
Un coup de grisou de sept minutes fatal
On savait que cette rencontre était classée à haut risques. Gennevilliers battu au match aller, certes dès la deuxième journée avec une équipe qui n’avait pas ses marques ne pouvait pas venir sur les bords de Saône sans soif de revanche. Et quand les réservistes Mâconnais quittaient le terrain après avoir subi une déculottée maison (32 à 0), on se disait que la partie allait être des plus difficiles au vu de la qualité de ce groupe blanc noir d’une densité imposante.
En effet, à l’ heure de jeu, les Mâconnais n’avaient eu que deux occasions à concrétiser en dehors d’un sans-faute de leur artilleur Jan qui s’était mis en évidence avec 4 pénalités et surtout un drop magistral du milieu du terrain. Une fusée au nez et à la barbe des partenaires et adversaires. Jusqu’alors, les Mâconnais n’avaient laissé que quelques miettes à des franciliens médusés et qui ne jouaient que par à-coups.
Certes gavés de ballons et maîtres incontestés en touche, les rouge et bleu avec douze points d’avance au compteur, devaient alors gérer le score alors qu’il ne restait qu’une vingtaine de minutes à jouer. Mais le banc de Gennevilliers allait faire la différence. Trois coups de poignards.
D’abord, un maul parfaitement maîtrisé dans les 22m Mâconnais. Les Asémistes n’avaient d’autre recours que d’écrouler à quelques mètres de leur ligne. Ce qu’ils firent. Mais Monsieur Allard n’hésitait pas et le bras levé, se dirigeait à grandes enjambées en direction des poteaux. C’était l ‘essai de pénalité. Le moral allait en prendre un sacré coup quand sur une contre-attaque, l’ailier Grosjean voyait sa balle contrée sur un petit coup de pied par dessus son vis-à-vis qui après l’avoir récupérée se mettait en marche sur une trentaine de mètres direction la terre promise avec le succès que l’on sait.
Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, l’arrière Hourson d’abord transformait du bord de touche et surtout remettait çà avec un drop réussi comme dans un fauteuil. C’en était fini des Mâconnais incapables de réagir. Genoux à terre, ils ne trouvaient pas les ressources ni morales ni physiques pour renverser le sens de leur histoire. Une histoire qui a montré au grand jour que la défaite au Creusot n’ était peut-être pas un accident mais bel et bien inscrite dans une logique: celle des limites d’un club qui est entrain certes de progresser, de se strusturer, mais qui a pu mesurer le chemin qui reste à parcourir pour être compétitif en Fédérale 1.
Que ce nouveau coup de massue soit salutaire. Mais que ces vingt dernières minutes furent longues à vivre.
J. Milleret
La fiche technique MÂCON : 4 pénalités Jan (11, 23, 41 et 53), 1 drop Jan (52)
A Mâcon (stade Emile-Vannier), Gennevilliers bat Mâcon 23 à 15. (6 à 3 pour Mâcon) Arbitre M. Allard (Alpes). 550 spectateurs. MÂCON : 4 pénalités Jan (11, 23, 41 et 53), 1 drop Jan (52) GENNEVILLIERS : 2 essais pénalité (60), Hiriat (63), 2 pénalités Hourson (8 et 59), 1 drop Hourson (77), 2 transformations Hourson AS Mâcon : Barthalay, Grosjean, Loreau, Lester, Henry, (o) Jan, (m) Taponard, cap), Morand, Gros, Kaninka, Rollet, Lrahri, Million, Verri, Gauthier. Sont entrés en cours de jeu : Roggia, Dardouillet, Martin, Rongeat, Rodet, A. Mahuet. Gennevilliers : Hourson, Merle, Keisser, Baux, Lemoine, (o) Doret, (m) Hiriat, Chevalier, Jeudy, Gacquerelle, Liztler, Hermonet, Destruel, Soussana, Delmi. Sont entrés en cours de jeu : Quelaï, Lalanne, Barbier, Petit, Mot, Saint-Clément, Badibanga.
et hop!!!